Ce que nous mesurons, et ce que la mesure ne dit pas
Pour chaque ligne dont l'opérateur publie une grille dans les deux sens, le registre compte les relations d'un côté et de l'autre. C'est une mesure, pas une appréciation : elle se refait à partir de la même source publique, et elle change quand la grille change.
Mais le verdict ne se déduit pas du rapport des deux nombres, et une ligne le prouve à elle seule. La Canée ↔ Anopoli publie une relation dans chaque sens — un aller, un retour, parfaitement symétrique sur le papier. Dans les faits, l'aller part à 14:00 et l'unique retour à 06:30 le lendemain matin : visiter en bus impose d'y dormir. Le critère est l'exploitabilité dans la journée. Le décompte en est le signal le plus lisible, pas la définition.
Les lignes concernées
Chaque encart porte le décompte de l'opérateur, la source et la date à laquelle elle a été consultée. Les barres sont proportionnelles aux relations publiées.
Archanes, Myrtia, Kastelli, Arkalochori, Viannos, Pefko, Sykologos, Asimi, Mesochorio, Ano Kastelliana
Anogia, Krousona, Asites, Rogdia
Héraklion ↔ hôtels Stella, Zorbas, Caldera, Lyttos, Serita, Laguna, Nana Royal
La Canée ↔ Anopoli
Pourquoi le réseau est construit ainsi
Ce n'est ni un défaut ni un oubli : ces lignes ne sont pas faites pour les visiteurs. Une ligne de village transporte des habitants qui descendent en ville le matin pour l'administration, le marché, le médecin, et qui remontent en fin d'après-midi. La grille suit ce besoin, et elle le suit très bien. Le voyageur qui veut faire l'inverse — monter le matin, redescendre le soir — demande à un service public de faire ce pour quoi il n'a pas été conçu.
Les lignes d'hôtels obéissent à une autre logique, et produisent le même effet. L'opérateur publie 11 destinations à l'aller et un seul retour : le service est pensé comme un transfert d'arrivée, pas comme une navette. On y va en bus ; on en revient autrement.
La conséquence pratique est la même dans les deux cas : sur ces lignes, l'excursion à la journée en transport public n'existe pas. C'est une information qu'aucun opérateur ne publie, parce qu'elle décrit ce que son service ne permet pas.
Les lignes sur lesquelles la mesure ne dit rien
Le registre recense 93 lignes et liaisons. 7 seulement portent cette mesure, parce qu'elle exige une grille publiée dans les deux sens — et que 86 lignes n'en ont pas. Sur ces 7, 4 révèlent un déséquilibre et 3 n'en révèlent aucun. Pour celles-là, nous n'écrivons pas qu'elles sont équilibrées : nous écrivons que l'opérateur ne publie pas de quoi le dire. Une absence de mesure n'est pas une mesure rassurante.
C'est aussi pourquoi cette liste s'allongera plutôt qu'elle ne raccourcira. Chaque grille bidirectionnelle nouvellement publiée par un opérateur ajoute une ligne mesurable, et certaines révéleront un déséquilibre de plus.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une ligne « à sens unique dans la journée » ?
Une ligne que l'opérateur exploite dans les deux directions, mais dont les horaires ne permettent pas l'aller-retour dans la même journée. Le cas le plus fréquent : le bus part du village tôt le matin vers la ville et n'y retourne qu'en fin d'après-midi. Depuis la ville, l'excursion à la journée est impossible.
Une ligne avec un aller et un retour peut-elle être un piège ?
Oui, et c'est le cas le plus net de l'île. Sur la ligne d'Anopoli, l'aller part à 14:00 et l'unique retour à 06:30 le lendemain matin. Le rapport des relations est de un contre un ; la ligne impose pourtant de dormir sur place.
D'où viennent ces décomptes ?
Des grilles horaires publiées par les opérateurs eux-mêmes — ktelherlas.gr pour le centre et l'est, e-ktel.com pour l'ouest. Chaque encart porte sa source et la date de consultation.
Comment faire quand une ligne est à sens unique ?
Trois options : dormir sur place, organiser le retour autrement (taxi, covoiturage, excursion organisée), ou prendre une voiture pour la journée. Sur ces destinations précises, le bus seul ne suffit pas, et le savoir avant de partir vaut mieux que de le découvrir à l'arrêt.